Madame Catherine Petit.

Acquérir une expérience indéniable dans bien des domaines.

Entrepreneure, mère de famille et femme d'ambition, Madame Petit mène une vie des plus remplie.

Titulaire d'un baccalauréat Secrétariat-Gestion avec option comptabilité, elle admet aisément avoir été une élève moyenne par manque d'attrait pour l'apprentissage scolaire. Ayant par la suite suivi une formation professionnelle dans le domaine de l'import-export et de la logistique, la chef d'entreprise a accepté de nous éclairer sur son parcours...

Q: Vous avez souvent été la seule femme à travailler dans votre domaine. Quelles difficultés avez-vous rencontré ? Est-ce difficile d'être la seule femme dans un milieu professionnel masculin ?

Jeune femme qui plus est ! J’avais seulement 19 ans. La difficulté première a été la crédibilité. Le défi s’imposait de son propre chef : Être considérée à court terme comme une professionnelle au-delà des apparences mais surtout des forts préjugés affichés par une direction fraîchement installée, des ouvriers (à l’ancienneté affirmée) que je devais manager au sein du service, des autorités techniques et administratives éprouvantes et des clients aux exigences parfois provocatrices. J’ai dû faire mes preuves, m’affirmer (de façon impétueuse quelquefois), innover (par la création de partenariats gagnant-gagnant entre différents importateurs), développer des prestations personnalisées novatrices et faire de ce désavantage constaté un véritable atout.

Lors du premier entretien avec ma direction, je n’avais alors que quelques semaines de fonction, je suis promue au poste de Responsable groupage en plus de ma fonction commerciale avec comme directive singulière « Mademoiselle vous pourrez vous rendre tous les après-midi à la plage si cela vous chante mais je ne veux aucune plainte d’aucune sorte des clients qui vous sont rattachés ! Voici vos objectifs mensuels à compter de maintenant ! »

En une simple phrase, ma direction avait motivé sans le savoir une conquête de l’excellence. Conquête que je perpétue aujourd’hui et perpétuerai demain encore…

Passionnée par mon métier mais aussi de caractère, une année a suffi à relever le challenge au point d’être reconnue, respectée puis avantagée à bien des titres.

Q : Votre vie professionnelle est riche et remplie. Malgré cette vie très active vous avez fondé une famille. Comment avez-vous réussi à agencer votre vie professionnelle avec votre vie personnelle ?

J’ai le grand privilège d’avoir dans ma vie depuis l’âge de neuf mois, une nounou qui a été et reste présente. Elle fait, tout autant que son mari, partie intégrante de notre famille aujourd’hui. J’ai pu lui confier mon fils en toute confiance pour pouvoir faire face à mes obligations professionnelles et de ce fait, de maman responsable. Elle a été un soutien inestimable, une présence bienveillante, un secours aussi parfois.

Q : Vous avez enchaîné de nombreux postes. Est-ce pour vous nécessaire de changer d'emploi régulièrement pour entretenir l'attractivité de votre vie professionnelle ?

J’ai effectivement été une « job hopper » comme le disent les anglo-saxons mais plus par concours de circonstances que par volonté propre. Flexible, entreprenante, avide de découvertes, j’ai eu la chance de pouvoir profiter de nombreuses opportunités qui m’ont permis d’acquérir une expérience indéniable dans bien des domaines. Sur un plan plus personnel, de pouvoir faire face aux doux caprices de l’existence avec foi, entrain, et positivisme. Il savoir écouter la vie…

Q : Vous avez créé en 2016 une société. Quel est son champ d'action ?

Son champ d’action… PRENDRE LE TEMPS !

Convaincre que ce luxe contemporain est souvent perdu dans l’exigence du quotidien et du toujours plus : toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus fort. Que cette course prend parfois les allures d’un tourbillon, voire… de turbulences. Entre management et finances, rendements et stratégie, actionnariat et pression concurrentielle, le dirigeant s’essouffle (et l’entreprise avec lui), manque de perspective, ou pire : oublie qu’il est la plus précieuse ressource de son entreprise.

J'envisage la direction de projet comme le pivot de toute opportunité pour une entreprise. Agir sur mesure à la manière d’un challenger qui vient réinterroger ces questions et accompagner le dirigeant dans une prise de recul nécessaire. Donner une nouvelle dimension à son savoir-être, l’amener à retrouver ses convictions, sa capacité à innover, entreprendre, fédérer et diriger.

Q : Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?

La mise en place d’une unité de production en moutures au bénéfice d’une coopérative agricole ivoirienne avec le concours d’un partenaire basé en République Tchèque et d’une plateforme virtuelle 3D pour le compte d’un cabinet-conseil international et de formation en Anglais et en Français agréé aux Etats-Unis et en Côte d’Ivoire (FDFP).

Mais il est important de préciser que notre zone d’action ne se limite pas à l’Afrique… C’est un des avantages du statut de Freelance Partner. Pouvoir relever les défis là où ils se trouvent. Le plus grand de tous : Le plaisir indicible de réaliser ce que d’autres pensent impossible à réaliser ! Pour moi, rien n’est vraiment impossible. Seules les limites de nos esprits définissent certaines choses et donc certains projets comme irréalisables.

Q : Bien que française, vous êtes un symbole de l’Afrique (d'un point de vue géographique) qui réussit. Quel conseil donneriez-vous au jeunes africains pour qu'eux aussi aide leur continent dans le chemin du développement et de l'émancipation ?

Il y aurait tant à dire et Il y aurait tant encore à apporter pour que l’Afrique puisse travailler en toute légitimité avec l’international et non pour l’international ! C’est une lapalissade de dire que l’Afrique est un continent riche, tant elle regorge de ressources naturelles. Même si celles-ci ne sont pas inépuisables, l’Afrique est encore riche de ses terres en grande partie cultivables et de ses ressources naturelles et humaines. Et pourtant, elle peine à se développer —c’est le moins que l’on puisse dire. L’Afrique s’est transformée plutôt lentement et les défis restent considérables. Les stratégies doivent être adaptées au contexte.

Depuis le début des années 2000, l'Afrique subsaharienne notamment connaît un taux de croissance que l’on peut qualifier de remarquable, mais cette croissance doit être relativisée. La croissance ne suffit pas toujours à transformer un pays. Il faut lui ajouter la « profondeur » acronyme de diversification, compétitivité des exportations, croissance de la productivité, progrès technologique, etc. et amélioration des conditions humaines. Or, même dans les pays considérés comme les plus performants en Afrique, elle n'est pas forcément présente.

Les freins principaux au développement et à une émancipation économique réellement souveraine et profitable aux populations sont d’ordre institutionnel, structurel, financier mais aussi et surtout comportemental pour ne pas dire autre chose.

Les jeunes Africains doivent s’émanciper de leurs complexes pour conquérir leur part de marché !

Se donner les moyens de leurs ambitions, penser autrement et n’attendre que d’eux-mêmes et de ceux qui veulent faire de leurs performances d’aujourd’hui une excellence pour demain !

Q : L'Afrique est un continent en plein émancipation économique, culturel, et politique. Quel rôle doit jouer la communauté internationale dans cette émancipation ?

D’un avis très personnel, je dirais que l’Afrique ne doit absolument rien attendre de la communauté internationale dans ce cadre. Il faut que l’Afrique se résolve à s’assumer pleinement.

Le rôle joué par la communauté internationale dépend entièrement des orientations économiques politiques africaines. L’Afrique a beau avoir toutes les aptitudes à s’émanciper, si elle n’a pas l’attitude, elle ne réussira pas !

Paradoxalement et certainement contre toute attente, l’indépendance est devenue une véritable dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, en particulier des anciennes puissances coloniales. Aujourd’hui encore, on peut affirmer que le continent africain dans sa majeure partie n’exploite pas ses nombreuses richesses, il se contente de les vendre au plus offrant. De même, si certains flux financiers que je qualifierais de parallèles étaient effectivement investis en faveur des populations, l’Afrique aurait d’ores et déjà fait un grand bond en avant sur la voie d’une émancipation affirmée.

Au lieu de tirer leçon des succès et des échecs des modèles de développement qui ont été expérimentés de par le monde, l’Afrique continue à s’engluer dans des orientations économiques désuètes voir stériles.

Cependant, il y a une nouvelle génération d’Africains qui veut s’émanciper de cette domination occidentale. Mais ce que je vois aussi, c’est une Afrique, qui, certes, tient à sa dignité en se dissociant de cet Occident préjudiciable, mais qui, en même temps, pense son développement en s’occidentalisant. Car dans le subconscient de la plupart d’entre eux, se « développer », c’est ressembler à l’Occident. L’Afrique va devoir choisir entre développement et occidentalisation !

WOMEN CHALLENGE

L'investissement dans l'autonomisation économique des femmes est la voie la plus sûre vers l'égalité des sexes, l'éradication de la pauvreté et une croissance .... En Savoir++
OIDA-ACTIONS
WhatsApp +33 7 72 77 80 39
contact@womenchallenge.com

Dernières infos

Ingrid Jean-Baptiste Actrice

Jacqueline Fehr

Alexa Irene Canady

Mae Carol Jemison

Patricia Bath

OIDA-ACTIONS

The Women Challenge participe à la promotion des Initiatives féminines.
Cette idée est portée par OIDA-ACTIONS qui est une organisation non gouvernementale sans but lucratif.
L'objectif est de mettre en lumière le savoir-faire des femme et la promotion des droits socio politiques et économiques de la femme en général. Adhésion libre
à info@oida-actions.org
Whatsapp: 0033772778039

Bonjour ! Pour toute demande d'information : contact@womenchallenge.com

Des Questions ? Discutons !
Close and go back to page