''Il est primordial d’agir ensemble''
 
Martine Aboyi Bondo est membre du Sénat à Libreville, au Gabon. Femme avertie en politique, elle aime et sait écouter les populations autour d’elle. Pour elle, l’homme et la femme doivent travailler ensemble. De passage au Canada, pour une rencontre avec le Sénat du Canada, elle a bien voulu répondre à nos questions.


 
Vous êtes membre du Sénat du Gabon et vous séjournez actuellement au Canada. Femme avertie en politique, comment est née votre passion pour la politique?
De manière générale, la politique reste le fait de s’occuper des affaires publiques et tout au long de ma vie professionnelle, j’ai eu l’insigne honneur de travailler auprès de grandes personnalités, qui, par leur dévouement au travail, leur engagement politique, leur dextérité dans la gestion de la chose publique, m’ont instruite par leurs actions, inspirée par leurs actes à servir dans la sphère politique.
 
Aussi, conviendrait-il de souligner, qu’être plus proche des populations a toujours attiré mon attention. Voir dans quelle mesure soulager les maux des populations, répondre aux difficultés qu’elles rencontrent, améliorer leurs conditions de vie, telles ont été les motivations premières de mon engagement à servir, politiquement parlant. C’est ainsi qu’est née ma passion pour la politique. Faisant miennes les préoccupations fondamentales des populations de mon département, je me trouve aujourd’hui à renforcer mon engagement politique pour mieux servir.
 
Au Sénat, vous occupez la quatrième place du bureau : quelles sont les tâches relatives à cette fonction?
Le Bureau du Sénat est composé de quinze membres dont un président, six vice-présidents, deux questeurs et six secrétaires. J’occupe le poste de quatrième secrétaire du Bureau et prends part aux différentes commissions permanentes dont je fais partie. Les responsabilités relatives à cette fonction sont naturellement celles d’assister le Président de l’Institution, de garantir la permanence, avec un vice-président du Bureau- durant l’inter session parlementaire et d’assurer le secrétariat pendant les réunions de bureau, de la conférence des présidents, au cours desquelles s’élabore la programmation du travail législatif des commissions permanentes du Sénat, le suivi desdites commissions et les sessions plénières de l’Institution.
 
Aujourd’hui qu’attendez-vous de votre visite avec la rencontre du Sénat canadien?
Il n’est plus possible, de nos jours, de demeurer en vase clos. Il est donc prépondérant de tisser des liens, d’encourager le partage des connaissances, de promouvoir la solidarité parlementaire en ayant des rencontres qui visent le renforcement des capacités des ressources humaines.
Le Canada est un grand pays d’Amérique du nord, doté d’une haute et remarquable expérience parlementaire, pourrait nous servir d’exemple dans ce domaine d’une part, et dans celui de la décentralisation d’autre part. Nos attentes sont nombreuses.
 
Pouvez-vous citer les plus importantes?
Sachant que la coopération parlementaire existe déjà entre nos deux pays, j’aimerais la voir plus confortée et plus renforcée. Le partage des expériences et l’étude des différents systèmes de décentralisation sont tout aussi importants. Communiquer des informations utiles, accroître les relations avec les membres des assemblées parlementaires et organiser des rencontres avec des experts seraient très apprécié. Les dernières attentes et pas les moindres seraient la multiplication des échanges en promouvant les séminaires de formation pour nos agents administratifs et le jumelage des villes canadiennes et gabonaises. Je reste personnellement persuadée que c’est au cours de ces multiples rencontres similaires que notre solidarité parlementaire s’affermira.
 
La femme en politique au Gabon est-elle épanouie ou se cherche-t-elle encore?
La femme en politique est réellement bien épanouie au Gabon. Elle est présente à tous les niveaux même si le nombre dans les organes de décision reste encore bien faible. Toutefois le travail se poursuit à l’échelle nationale pour une meilleure représentativité de celle-ci dans les différentes sphères politiques et administratives en vue, justement, d’inverser la tendance au niveau du nombre.

Vous aviez occupé de multiples fonctions dans votre pays et vous aviez été élevée Officier de la Pléiade de l’Ordre de la Francophonie en 2008 : ces fonctions ont-elles servi de socle à votre situation actuelle?
Effectivement, les différentes fonctions occupées ont véritablement servi de base à ma situation actuelle. La précieuse élévation à la dignité d’Officier de l’Ordre de la Pléiade de la Francophonie en 2008 m’a été décernée par le Président de l’Association Parlementaire de la Francophonie (APF), en reconnaissance du travail fourni au sein de cet organisme interparlementaire durant dix ans comme rapporteur. Après avoir été proposée par le Président de ma section, qui est le président de l’Assemblée Nationale du Gabon, j’ai été élue par mes pairs Vice-présidente de la Commission des affaires parlementaires, au cours de la 37eme session de l’assemblée générale de KIN en juillet 2011, en représentant la zone Afrique Centrale.
 
Comment conciliez-vous votre vie familiale et vos occupations professionnelles?
Tout est question d’organisation et de planification. Ce n’est pas aisé, mais avec beaucoup de volonté et d’abnégation, sans omettre une certaine discipline, les choses s’agencent de manière à couvrir tous les engagements auxquels je dois et devrais faire face. De plus, il y a l’appui sans réserve de mon époux, que je tiens à remercier ici vivement pour son soutien constant et sans faille, la conviction et l’amour de mes enfants m’aident à aller de l’avant, tout en m’efforçant de donner le meilleur.
 
Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui aimeraient se lancer en politique comme vous?
Je leur donnerai simplement sept conseils : l’importance de maintenir la cohésion familiale est une chose capitale car tout équilibre en dépend. La femme doit avoir de la conviction et de l’audace. Elle est humble et sait écouter les gens. Qu’elle ne néglige personne. Qu’elle garde la foi dans ce qu’elle fait et surtout qu’elle ne se décourage pas face aux différentes persécutions qui pourraient se dresser sur son chemin.
 
Un dernier mot pour nos lecteurs?
Que les femmes se vouent de plus en plus à l’instruction et s’élèvent en vue d’une implication plus accrue dans la gestion des affaires de la cité. Et que les hommes, reconnaissant leurs compétences, les associent pleinement car il est primordial d’agir ensemble.

WOMEN CHALLENGE

L'investissement dans l'autonomisation économique des femmes est la voie la plus sûre vers l'égalité des sexes, l'éradication de la pauvreté et une croissance .... En Savoir++
OIDA-ACTIONS
WhatsApp +33 7 72 77 80 39
contact@womenchallenge.com

Dernières infos

Ingrid Jean-Baptiste Actrice

Jacqueline Fehr

Alexa Irene Canady

Mae Carol Jemison

Patricia Bath

OIDA-ACTIONS

The Women Challenge participe à la promotion des Initiatives féminines.
Cette idée est portée par OIDA-ACTIONS qui est une organisation non gouvernementale sans but lucratif.
L'objectif est de mettre en lumière le savoir-faire des femme et la promotion des droits socio politiques et économiques de la femme en général. Adhésion libre
à info@oida-actions.org
Whatsapp: 0033772778039

Bonjour ! Pour toute demande d'information : contact@womenchallenge.com

Des Questions ? Discutons !
Close and go back to page